Saturday, January 14, 2017

LE COURAGE ET LE BON SENS
Par : Mitheary  SAM, 9 Janvier 2017

Le 14 Janvier prochain, le CNRP tiendra une réunion d'informations et de réflexions, présidée par ses deux dirigeants.
Pour la circonstance, voici en toute modestie, quelques suggestions d'idées simples.
- Tout d'abord, force est de constater que la politique telle qu'elle est pratiquée dans notre pays, est dévoyée de sa vraie valeur, et s'est fourvoyée de sa destination ou de sa fonction première, qui est en langage simple, celle de gérer convenablement le pays et de s'occuper dignement de son peuple, comme il se doit.
Mais dans notre pays, surtout depuis le 7 Janvier 1989, date de l'occupation vietnamienne, la gestion de la politique chez nous est plutôt une panoplie, une combinaison, une suite et une succession  de MAUVAISES AFFAIRES TORDUES PRIVEES, PERSONNELLES OU FAMILIALES, à coups de scandales politiques, financiers, environnementaux  ou sociaux qui ne concernent nullement la bonne gestion de la Cité ou celle de l'Etat.
En effet, on y trouve au quotidien en affaires du pays une multitude, de combines, d'arrangements, de passes droits, de règlements de compte, de vengeances, de jalousies, de mesquineries, de rivalités, de cupidités, d'impunités, de richesses ou de fortunes sans causes réelles ni sérieuses, de corruptions, de crimes, de meurtres ou d'assassinats, d'emprisonnements arbitraires, d'agressions, de vols , d'injustices, de misères ou de pauvretés, de souffrances ou de drames, d'esclaves des temps modernes, d'éternels mendiants transformés en fantômes vivants, de violations des libertés ou des droits de tous genres, etc...
La liste de nos maux est  encore trop longue pour être exhaustive.
-  Chez nous, il suffit d'appartenir à un clan ou à une famille du pouvoir pour s'improviser ou se décréter et s'imposer en homme ou en femme politiques et gravir des échelons hiérarchiques. Alors que pour ce faire, encore faut-il avoir des compétences professionnelles et des qualités morales certaines,  telles que la sincérité, l'honnêteté, l'humilité, avant de s'investir en politique, en vertu du principe que l'homme doit servir la politique et non pas l'inverse, comme on le pratique chez nous.
D'autre part, l'instruction ou l'intelligence ne sont pas de mises par le temps qui court dans notre pays, actuellement en danger de mort. L'instruction ou l'intelligence serviront efficacement le pays plus tard, seulement et après que le pays sera d'abord libéré de la tyrannie. Pour le moment présent, l''instruction ou l'intelligence ne doivent pas brimer le courage et le bon sens, pour faire chuter la tyrannie.
De même pour la " culture du dialogue ", qui ne pourra s'appliquer et pratiquer dans notre société, au nom de la démocratie et de la non violence, en vertu de la réconciliation nationale, une fois que l'opposition démocratique sera au pouvoir, et non pas avant.
Pareillement, le CNRP ne pourrait faire mentir à titre de bon exemple, le fameux dicton où les fourmis et les poissons ne s'entre dévorent plus, une fois et seulement qu'il sera au pouvoir, et non pas avant.
La logique de ces trois remarques ci dessus, est en effet respectée, en vertu d'un autre dicton plein de bon sens : On n'attache jamais la charrue avant les bœufs.
- En politique, ce serait une erreur d'adopter la posture de BOUDDHA, en se disant que "perdre est plutôt une victoire et inversement", ou encore en acceptant d'avaler encore et encore des cailloux et des pierres, en attendant les jours meilleurs.
La démarche de BOUDDHA est une approche personnelle et individuelle. Alors que celle d'un homme politique est collective qui touche le peuple et le pays.
Il y va de même au niveau de la responsabilité. BOUDDHA n'est pas responsable des mauvais actes ou erreurs des hommes. Tandis que l' homme politique est comptable, responsable et coupable du mauvais sort du peuple ou celui du pays.
- Dans notre pays, depuis le fameux 7 Janvier 1989, on constate que tous les ennuis judiciaires à l'encontre de l'opposition démocratique, constituent la principale politique du PPC vietnamien pour diviser et détruire ses opposants qui servent d'otages et de pressions politiques, lors des négociations bidons afin de dénouer des crises bidons que HUN SEN a   crées. Aussi, il est grand temps de cesser de tomber dans ces pièges grotesques, gros comme des montagnes de HUN SEN, à tous les coups gagnants pour lui.
A chaque fois, depuis trente ans, en réalité et au juste, il n'y a rien à discuter avec HUN SEN.
Mais à chaque fois, l'opposition est tombé dans le panneau. Il est plus que grand temps, qu'on se le dise dorénavant pour toujours, et qu'on se le rappelle à jamais, QUE DISCUTER AVEC HUN SEN, C'EST SE FAIRE PIEGER, LE CONFORTER DANS SON POUVOIR ET PROLONGER LA TRAGEDIE DE NOTRE PEUPLE ET DE NOTRE PAYS.
Dans la situation présente, il faut tout simplement exiger de la façon la plus ferme dans la non violence, la liberté pour tous les prisonniers politiques ou de conscience, sans aucune condition.
Un succès politique ne s'obtient jamais par une soumission ou par une compromission.
La non violence non plus, n'est pas une soumission. Au contraire , elle doit être ferme, forte,
inébranlable, déterminée et intransigeante, face à la tyrannie.
C'est le prix de la liberté et de la démocratie. C'est tout ou rien.
Chercher à obtenir à tout prix, la liberté de nos prisonniers politiques par des discussions bidons avec HUN SEN, c'est d'en fabriquer d'autres demain, car HUN SEN utilisera encore sa propre justice pour faire plier l'opposition et se maintenir au pouvoir.
La meilleure et la seule façon possible pour libérer nos prisonniers politiques, c'est d'abord libérer notre pays par la victoire du changement. Le reste suivra forcément et coulera de source : la liberté, la démocratie, la justice que notre peuple attend depuis si longtemps, verront le jour par voies de conséquences, de droits et de faits, selon la logique du " Qui peut le plus, peut le moins ".
Mais seulement, pour congédier notre tragédie, il faut avoir le courage de prendre le taureau par les cornes, et avoir le bon sens de cesser de regarder le petit côté et secondaire des choses par le petit bout de la lorgnette.
En conclusion, en de pareilles et actuelles circonstances, la voie de notre salut passe par le courage et le bon sens de nos dirigeants politiques, et par l'arrêt des vœux pieux ou des incantations à faire du bien de la part de HUN SEN qui n'est plus un Khmer depuis longtemps, mais un traître maléfique et diabolique dont le nom sera gravé à jamais sur la peau d'un chien, pour l'Histoire de notre pays.
On ne change pas un démon en ange. Un fauve n'est pas un mouton.
Un criminel de la trempe de HUN SEN, restera un criminel même au delà de sa mort, puisque sa succession au pouvoir est d'ores et déjà en ordre programmée.
Autrement, est-ce de l'entêtement, de l'aveuglement ou de l'égarement de la part de nos dirigeants politiques ?

Mitheary  SAM



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